Yamaha Chappy, le vilain petit canard.

Chappy, démontage intégral.
Chappy, démontage intégral. (Cela devait être rapide…)

Il y a maintenant 16ans, un drôle de petit « deux roues » débarquait dans la famille.
C’était sûrement pour calmer mes requêtes incessantes pour l’acquisition, d’abord d’une mobylette, puis finalement d’un scooter;
Les roues arrières des Bw’s/Booster, qu’on voyait depuis peu, me fascinaient…

Finalement, en ce jour gris d’automne (véridique!), je faisais la connaissance d’un Yamaha Chappy rouge.Il était d’occasion. En très bon état. Le look était assez spécial : phare carré, porte panier, protège jambe en plastique blanc, sélecteur 2 vitesses!
Bref, il n’avait ni le côté racing de la mob, ni le côté moderne du scoot, ni même le charme des autres Chappy.

Malgré tout, il me fit patienter jusqu’à mon premier job d’été, deux ans plus tard.
Une jolie mécanique Piaggio : Moteur 80cm3, pot de compétition, jantes de 13″…en roue arrière non-stop…avait pris la place.

Le Chappy est resté là, en toute discrétion. Tantôt pour initier les frangins, tantôt pour dépanner lorsque j’avais vraiment exagéré sur la mécanique du remplaçant.

Le temps a passé.
Parfois les choses ordinaires deviennent extraordinaires avec 20 ou 30 ans de plus.
Je crois bien que c’est le cas pour ce petit Chappy.

En tout cas, c’est l’effet qu’il me fait.

A bien regarder, il a presque mon âge!

Je l’ai récupéré en piteux état.
Nous lui avions déjà fait du mal et le remisage à la cave a fait le reste.

En tout cas, il ressemble à l’idée que j’en avais.

La corrosion s’est immiscée partout, la peinture est griffée, les pneus sont à plat et fortement usés, les clignotants sont cassés, les commandes aux guidons absentes et le moteur est à revoir.

La première idée était une remise en route rapide, histoire de donner un moyen de locomotion bon marché au dernier frangin.

A première vue, j’avais pensé que cela serait économique et rapide…c’était il y a deux ans…
Maintenant, je sais que c’est cher et lent!

J’avais pensé faire un sujet unique lorsqu’il serait fini…c’était il y a deux ans…
Maintenant, je sais qu’il y en aura plusieurs!

Je pensais le connaitre par cœur…il y a deux ans…maintenant, il m’en apprend chaque jour.

Alors si cela vous dit, je continuerai à vous raconter l’histoire de ce Chappy qui vient de si loin et qui était destiné au marché Japonais.

Pour lui, je suis carrossier, mécanicien,  magasinier…

Finalement, il le mérite bien. Il a toujours été là pour nous.

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